Sylvain Pataille, la tête dans les racines
Notez cet article :
Sylvain Pataille et Jean-Marc Bordet. Photo Frédéric Vaussard
Le dernier rendez-vous en date du festival du Mois du film documentaire a connu un vif succès puisque l’espace culturel affichait complet. Pire encore, Jean-Marc Bordet a été contraint de refuser des demandes une fois les cent réservations confirmées.
La raison est double : la qualité du documentaire projeté ce soir-là, La Clef des terroirs de Guillaume Bodin, réalisé en 2011 (80 minutes), lequel parle de la viticulture biodynamique. Mais aussi et surtout, la présence dans la salle de Sylvain Pataille, un viticulteur de Chenôve.
Ce passionné de la vigne et du vin a parlé de son métier, de sa relation avec la vigne et de la biodynamie qu’il commence à pratiquer.
Cet ancien œnologue propose donc une manière différente de penser à la santé des plantes. Du coup, ses vins ont plus de caractère, que ce soit en longueur ou en consistance. Pour lui, il ne fait aucun doute : « La culture de la vigne est intimement liée à l’homme. Le vin n’est pas naturel mais purement humain ». Sylvain Pataille a toujours voulu comprendre la vie des vins et, par voie de conséquence, celle des sols.
« Globalement, dit-il, la terre est généreuse. Il ne s’agit pas de critiquer le travail de nos parents ou grands parents. La mécanisation fait qu’aujourd’hui, le viticulteur a plus de temps pour revenir à certains travaux de base. » C’est en tout cas ce que fait Sylvain Pataille, qui est en train de convertir petit à petit son domaine à la technique de la biodynamie.
« C’est quelque chose de compliqué. Quand on fait du vin, on est tellement la tête dans les racines qu’on est obligé de se plonger dans la vie des sols . Jamais en Bourgogne on ne sera “pinardier” », ajoute-t-il.
Pour lui, les viticulteurs bourguignons sont voués à produire uniquement des vins de qualité. Et de conclure avant de proposer une dégustation de ses vins : « On ne sait pas vendre des vins bas de gamme ».
Info Derniers rendez-vous : demain, à 18 h 45 à l’espace culturel, Les Gardiens de la forêt, rencontre-débat avec Michel Huet ; mercredi à 19 heures, à la salle des fêtes, Les Flammes de la mémoire, rencontre-débat avec plusieurs témoins résistants déportés du film. Réservations au 03.80.51.55.09.
Source:
